Affaire Claude Jutra: le cinéma québécois sous le choc

La révélation de crimes pédophiles perpétrés par le cinéaste Claude Jutra est en train de secouer le cinéma du Québec, à un peu plus d’un mois de leurs récompenses annuelles…

Depuis la révélation d’actes pédophiles perpétrés par le cinéaste Claude Jutra, figure tutélaire du cinéma québécois ayant donné son nom aux principales récompenses décernées au Québec pour le 7ème Art, la crise est intense dans la Belle Province. Et l’organisme Québec Cinéma, en charge de la cérémonie, a décidé selon Radio Canada de débaptiser ces prix.

Après une requête d’Hélène David, la ministre de la culture, et sur proposition de Patrick Roy, président du conseil d’administration de Québec Cinéma, la modification de l’appellation a été validée à l’unanimité ce mercredi 17 février 2016. A un tout petit peu plus d’un mois de la cérémonie, prévue le 20 mars prochain…

Il n’y aura donc pas de 18ème édition pour les “Prix Jutra”. A Québec Cinéma de redonner un nom à ses recompenses.

Petit rappel des faits

Dans la biographie qu’il consacre au réalisateur de Mon Oncle Antoine (publiée le 16 février 2016), le critique et enseignant Yves Lever révèle, entre autres, les crimes pédophiles dont se serait rendu coupable Jutra pendant de nombreuses années. La secousse est rude de l’autre côté de l’Atlantique.

La publication par La Presse du témoignage d’une victime du cinéaste le mercredi 17 février est une secousse supplémentaire et constitue surtout une étape décisive dans la décision prise par Québec Cinéma concernant la déchéance de dénomination des récompenses, actée donc le jour même.

En 2015, Mommy de Xavier Dolan avait remporté le Jutra du Meilleur film. Cette année, avec 10 nominations chacun, Insoumis et La Passion d’Augustine (en salles en France le 30 mars) font figure de favors logiques.

La Passion d'Augustine Bande-annonce VF

 

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