Face à la polémique, Jean Reno dément ses propos sur l’Islam

Ce lundi, ses propos sur les problèmes d’intégration des musulmans en France, rapportés par le journal espagnol El Mundo, ont provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux. Mais aujourd’hui, Jean Reno dément avoir tenu un tel discours, et accuse le quotidien d’avoir changé ses déclarations.

Pendant un temps, on a cru que Jean Reno se prenait au jeu de la polémique « Cantona/Deschamps », ou souhaitait juste surfer dessus, tel Jamel Debbouze, ou Karim Benzema. Dans une interview au quotidien espagnol El Mundo, l’acteur français d’origine espagnole a donné son avis sur la question de l’intégration en France, et cela a fait grand bruit.

Si dans la partie de l’interview portant sur ses origines andalouses, Jean Reno, de son vrai nom « Juan Moreno », avoue se sentir “au fond de lui-même, espagnol, andalou même” plutôt que français, comme Manuel Valls le Catalan et Anne Hidalgo l’Espagnoleavant lui, la partie qui semble avoir déchaîné les foules était celle portant sur l’obstacle des religions dans l’intégration en France, et dans la retranscription de l’entretien, il semblait viser une religion en particulier.

L’acteur aurait déclaré au journaliste espagnol, « Regardez les gens qui viennent en Europe : ceux qui se sont intégrés sont les non-musulmans. Ceux qui placent les lois au-dessus de la religion s’en sortent. Mais ceux qui préfèrent rester dans une culture basée sur la religion, ils auront des problèmes – à l’école, et avec toutes les institutions de la République. »

Des propos que dément aujourd’hui le père et grand-père Reno, dans un communiqué. Il a, dit-il, “simplement exprimé que l’intégration pouvait être plus difficile lorsque la religion était placée au-dessus des lois de la République”, précisant qu’il n’a « d’aucune manière exprimé l’incompatibilité de la religion et des lois de la République ».

Il ne visait pas l’islam, et ne souhaitait donc pas entrer dans ce type de polémique. Il accuse donc le journal d’avoir déformé sa déclaration. On ignore encore s’il compte poursuivre El Mundo en diffamation, mais il a semblé important à ce monstre sacré du cinéma français, qui tutoie les plus grands, de prouver qu’à 67 ans, il ne dit pas n’importe quoi.

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