Mort de Richard C. Sarafian, idole de Tarantino et réalisateur du culte “Point Limite Zéro”

Richard C. Sarafian, réalisateur du culte “Point Limite Zéro” est décédé à l’âge de 83 ans. Icône du Nouvel Hollywood, le cinéaste était l’une des références de Quentin Tarantino.

Barry Newman dans “Point limite zéro” © 20th Century Fox

Figure du Nouvel Hollywood, Richard C. Sarafian a succombé des suites d’une pneumonie ce mercredi 18 septembre, à Santa Monica, à l’âge de 83 ans. Il laisse l’image d’un cinéaste épris de liberté, auteur du mythique Point limite zéro, film culte de Quentin Tarantino.

Des débuts à la TV

Né à New York, botaniste de formation, Richard C. Sarafian se lance avec l’aide de son ami Robert Altman dans la réalisation pour la télévision, signant plusieurs épisodes de séries cultes des années 60 (Maverick, La Quatrième dimension, Batman, Les Mystères de l’Ouest, etc.). En 1962, il met en scène son premier long métrage, un western (Terror at Black Falls), qui annonce déjà les thèmes majeurs de sa carrière. Mais avant de retrouver les grands espaces, il réalise un film plus personnel, Andy, sur un sujet difficile (l’histoire d’un arriéré mental).

Nouvel Hollywood

Sarafian rencontre définitivement son public en 1971 avec Point limite zéro. Dans ce road movie, Barry Newman incarne un ancien coureur automobile reconverti en livreur de voitures, qui affronte la police dans le désert du Nevada. Considéré comme un modèle du genre, ce film d’action restera son plus grand succès.

Au cours des années 70, période particulièrement riche pour le cinéma aux Etats-Unis, il réalise plusieurs longs métrages où un homme, souvent seul, se retrouve confronté aux grands espaces américains et à la mort. Ces thèmes se retrouvent dans Le Convoi sauvage (dans lequel John Huston donne la réplique à Richard Harris) et Le fantôme de Cat Dancing, deux de ses réalisations.

La fin d’un rêve de cinéma

Son autre genre de prédilection est le thriller politique avec The Next man (Sean Connery y interprète un diplomate arabe désirant faire la paix avec Israël) en 1976 et Coup de soleil en 1979, avec Farrah Fawcett. Malheureusement, le succès n’est pas toujours au rendez-vous et les années 1980 vont, comme pour la quasi totalité des metteurs en scènes du Nouvel Hollywood, infliger un coup dur à sa carrière.

Il se fait ainsi plus rare derrière la caméra, changeant à chaque fois de registre et se voyant cantonné à travailler sur des téléfilms ou des films plus légers (L’Oeil du tigre, etc.). A la fin des années 1980, il signe un thriller dramatique où un ex-agent de la CIA (Michael Ontkean) est traqué par ses anciens employeurs. Solar crisis, son dernier film sorti en 1990, est une incursion dans le cinéma catastrophe, ayant pour sujet une Terre menacée par un fragment du soleil.

Scénariste et producteur de plusieurs de ses films, il passe occasionnellement devant la caméra pour de petits rôles, privilégiant les caméos (Bulworth) et les personnages de mafieux célèbres (Jack Dragna dans Bugsy et Paul Castellano dans Gotti (TV)).

La bande-annonce de “Point limite zéro” :

Point limite zéro

Benjamin Traub et Vincent Garnier


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