Virginia Raggi, première femme maire de Rome

Virginia Raggi a été élue maire de la capitale italienne dimanche 19 juin : elle sera la première femme à occuper de telles fonctions. Membre du parti populiste Cinq Etoiles, la belle brune, pourtant méconnue du grand public, a su séduire l’électorat grâce à sa fraîcheur et à son discours anti-élite.

Son nom restera gravé dans l’histoire de l’Italie. Virginia Raggi, 37 ans, est devenue la première femme élue maire de Rome, dimanche 19 juin. Il y a encore quelques semaines, la belle avocate était une inconnue pour beaucoup d’Italiens. Et pourtant, c’est avec plus de 67% des suffrages qu’elle s’est imposée à la tête de la capitale, battant largement son adversaire Roberto Giachetti, soutenu par le gouvernement de centre gauche de Matteo Renzi.

Cette Romaine d’origine ne s’intéressait pas à la politique, jusqu’à l’émergence du mouvement populiste de l’humoriste Beppe Grillo, Cinq Etoiles, qu’elle a rejoint en 2011. Son credo : en finir avec la corruption et la classe politique traditionnelle. C’est d’ailleurs son manque d’expérience qui lui a permis de remporter l’élection, alors que l’administration romaine est régulièrement éclaboussée par les scandales. Le précédent maire de Rome, Ignazio Marino (centre-gauche), a été forcé de démissionner fin 2015, après une affaire de fausses notes de frais.

Sur son site officiel, Virginia Raggi raconte s’être décidée à entrer en politique peu après la naissance de fils, Matteo, aujourd’hui âgé de 7 ans. « Je devais slalomer entre les voitures avec la poussette, chercher des trottoirs inexistants, contourner les voitures garées en double-file, fréquenter des parcs à l’abandon… » raconte-t-elle, arguant que la situation dans la capitale ne peut plus durer. Un discours simple qui a séduit les Romains fatigués de la l’obsolescence des transports publics, de la pollution et du délabrement de leur belle cité.

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Au cours de la campagne, la très télégénique brunette s’est aussi confiée sur ses passe-temps favoris : le vélo, la plongée sous-marine, et le groupe de rock Dire Straits… Sa posture de « Mme Tout-le-monde » et son discours anti-élite lui ont permis d’atteindre son objectif, mais les défis qui l’attendent pendant cinq ans à la mairie de Rome sont nombreux. Pas sûr qu’elle puisse s’en sortir simplement en critiquant le bilan de ses prédécesseurs.

Crédits photos : Luigi Mistrulli/SIPA

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