Le réalisateur de “We Are What We Are” à Deauville : “J’ai aimé voir le public réagir violemment.”

Avant-dernier film présenté en Compétition à Deauville, “We Are What We Are” aura fait parler de lui lorsqu’applaudissements et sifflets se sont mêlés à la fin. Un fait sur lequel le réalisateur Jim Mickle est revenu avec nous peu après.

Jim Mickle, réalisateur détendu – © Maximilien Pierrette – Allociné

C.I.D de Deauville, vendredi 6 septembre : il est environ 12h45, la projection de We Are What We Are, drame familial sur fond de cannibalisme, bat son plein et le public est plutôt calme, quand le final pointe le bout de son nez. Brutale, sanglante, surprenante et dérangeante, la séquence ne laisse personne indifférent, et la salle prend vite des allures de stade de foot lorsque sifflets et huées viennent se mêler aux applaudissements. “J’ai adoré”, nous explique le réalisateur Jim Mickle un peu plus tard. “Je ne veux pas faire des films qui glissent sur les spectateurs ou qu’ils oublient très vite après. J’ai donc beaucoup aimé les voir réagir aussi violemment, de façon positive ou négative.”

“Nous savions que cette fin allait choquer”

“Nous savions que cette fin allait choquer”, poursuit-il lorsque nous l’interrogeons sur ses intentions. “Quand je l’ai lue, je l’ai trouvée parfaite car elle résume parfaitement les personnages.” Jim Mickle détaille ensuite ladite fin, donc nous vous épargnons les spoilers, puis il conclut en nous disant : “Je trouve cette fin magnifique et le sang ne me dégoûte pas donc le dénouement ne me choque pas. Mais je savais qu’elle aurait un gros impact sur le public. J’ignorais juste si ce serait bon ou mauvais, et j’ai été surpris de constater que beaucoup de gens aimaient la fin et beaucoup la détestaient.” Et rendez-vous demain soir pour découvrir dans quel camps les deux jurys se trouvent.

Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Deauville

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