Marc Veyrat : un chef pas très écolo à la COP21

A quelques heures du lancement de la COP21, la 21ème conférence pour le climat des Nations Unies, qui se tiendra jusqu’au 11 décembre à Paris, le comité organisateur se retrouve face à un problème de taille. L’un des chefs étoilé dépêché sur place pour régaler les convives – Marc Veyrat – est sous le coup d’une plainte pour atteinte à l’environnement. En cause : des travaux réalisés entre 2012 et 2013 pour aménager un parcours pédagogique dans une zone naturelle protégée, à proximité de son restaurant de Manigod (Haute-Savoie).

Il est avec Yannick Alléno (Pavillon Ledoyen), Alexandre Gauthier (La Grenouillère, Cuisinier de l’année 2016 Gault-Millau) et Nicolas Masse (La Grand’Vigne, Les sources de Caudalie) ainsi que la chef pâtissière Christelle Brua (Pré Catelan), l’un des 5 chefs choisis par la France pour le banquet organisé lundi prochain au Bourget, en marge de la COP21. Aux premières heures de la conférence climat, Marc Veyrat (La Maison des Bois), recevra à sa table près de 180 chefs d’Etat et officiels dont Barack Obama, Vladimir Poutine, Xi Jinping et Ban Ki Moon. Un honneur de taille pour ce cuisinier deux fois triplement étoilé, instigateur de la cuisine moléculaire en France, qui a fait de sa passion pour les légumes une vraie marque de fabrique dans l’assiette.

Une réputation green, qui ne l’est finalement pas tant que ça, à en croire la justice. En effet, ce vendredi, à Annecy (Haute-Savoie), le célèbre cuisinier au chapeau vient de recevoir une plainte pour atteintes à l’environnement. Lui sont reprochés des travaux sur une zone naturelle protégée, située à proximité de son restaurant de Manigod. Un parcours pédagogique qu’il a construit en partie sans autorisation ni permis de construire et qui a conduit à la destruction de « 7 000 m2 de forêt et à l’assèchement d’une zone humide de près d’un hectare », selon le procureur.

Vendredi, quatre à six mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende ont été requis à son encontre. Face aux attaques, ce dernier a plaidé la « bonne foi », expliquant : « Je suis désolé de tout ce qui arrive. Je ne suis pas au-dessus des lois. Chacun peut se tromper, même moi ». Et d’ajouter, « affecté » ; « Dans cette opération, j’ai tout mélangé. C’est le cœur qui a parlé. Il y avait des conditions à respecter et j’ai été trop vite. Je ne savais pas qu’il fallait un permis de construire pour ces constructions rudimentaires ».

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Un procès qui ne perturbera heureusement pas le déroulement de la COP21, puisque le jugement de cette affaire sera rendu le 18 décembre prochain.

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