“Star Trek Into Darkness” : premières impressions après la projection de 30 minutes

Le nouvel opus de la saga “Star Trek”, sous-titré “Into Darkness”, sort en France le 12 juin 2013. AlloCiné a eu la chance d’assister à une projection en avant-première des 30 premières minutes du film, et de deux scènes supplémentaires. Et cela s’annonce très impressionnant, fun… et encore plus réussi que le premier !

© Paramount Pictures

En préambule : cet article n’est en aucun cas un billet sponsorié par Paramount. Les propos tenus par son auteur sont l’expression de ses sentiments suite à la projection en avant-première d’un peu plus de 30 minutes du film. Et si ces impressions restranscrites sont (plus que) positives, c’est simplement parce que son auteur a aimé ce qu’il a vu…

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Ivry, Pathe Quai d’Ivry. 7 mars 2013. Paramount a invité les journalistes pour une projection spéciale de 30 minutes de Star Trek Into Darkness, proposées en avant-première par Bryan Burk, le producteur du film. Une présentation en IMAX mais pas en 3D. Les exigences de J.J. Abrams concernant la conversion sont hautes, et le bonhomme est tellement pointilleux que le processus technique, consistant littéralement à repenser, scanner et convertir chaque image du film, est encore en cours de l’autre côté de l’Atlantique.

Mais qu’il soit vu en 3D, ou non, le film s’annonce déjà grandiose et fun, dans la lignée du précédent. Les 30 minutes projetées déjà très impressionnantes. Le rythme est incroyablement soutenu et fluide. Et les spectateurs sont ressortis de la salle finalement frustrés de ne pas en avoir vu davantage. Ça sent bon pour ce nouvel opus de Star Trek. Très très bon…

Les 5 éléments à retenir de ces 30 minutes :

1. Ça tape encore plus que le précédent ! Si vous avez été étourdis par le premier volet, et que la bande-annonce d’Into Darkness (A voir ici) vous a mis l’eau à la bouche, ce n’est rien à côté de ce que vous allez voir… Vraiment.

2. La mise en scène d’Abrams est, semble-t-il, encore plus inventive. Un exemple ? Durant une séquence, ce petit malin de la caméra s’amuse à jouer avec la gravité. L’occasion de jouer avec le haut, le bas, la profondeur de champ et de créer ainsi des enjeux dramatiques amusants…

3. Le personnage incarné par Benedict Cumberbatch semble être tout ce qu’on attend d’un méchant moderne: sombre (mais pas caricatural), dangereux, mystérieux et surtout complexe. Quelques détails ici et là brouillent les pistes sur ses origines et motivations. Et sa toute première apparition dans le film est un modèle d’introduction de personnage…

4. Ceux qui avaient particulièrement apprécié le mélange équilibré entre action et répliques bien funs, retrouveront exactement la même formule. La dynamique et l’alchimie entre les personnages marche toujours aussi bien…

5. Enfin, nous avons été nombreux à être bluffés par la qualité des effets spéciaux du premier Star Trek. Dans les séquences présentées ce 7 mars, ils sont encore plus impressionnants. C’est d’autant plus incroyable qu’ils ne sont même pas encore achevés…

En bonus : On ne sait pas encore tous les détails de l’histoire. Mais ceux que l’on connait déjà, particulièrement intrigants, sont réjouissants…

Après la bande-annonce, un compte-rendu un peu plus complet de la projection !

Star Trek Into Darkness sort les écrans français le 12 juin 2013. Ça va faire long jusque-là…

Star Trek Into Darkness

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Attention la suite de cet article contient des GROS SPOILERS

sur l’histoire de “Star Trek Into Darkness” !!!

Ne lisez pas si vous ne souhaitez pas en savoir plus !

© Paramount Pictures

Compte rendu (un peu) plus détaillé de la projection

Les 8 minutes dévoilées en décembre 2012 ne sont plus les 8 premières minutes du film. Enfin… plus vraiment. Abrams a décidé d’intervertir ses deux premières séquences.

Dès le départ le spectateur se retrouve donc en compagnie de Kirk et McCoy sur la planète Nibiru, aux confins de la galaxie. Un astre primitif menacé par l’éruption prochaine d’un volcan. Poursuivis par le peuple local, la Capitaine et le Docteur doivent absolument retrouver l’Enterprise, niché sous la surface de l’océan. De son côté Spock est envoyé au coeur du volcan, muni d’un appareil qui pourrait permettre d’éviter l’éruption et donc l’annihilation totale de la planète et de ses habitants. Une mission suicide…

Sur Terre, à Londres. Un couple observe impuissant la lente mort de leur fille. Atteinte d’une maladie incurable, elle est abandonnée par les médecins. C’est alors qu’apparait un mystérieux individu (Benedict Cumberbatch). Ce dernier dit pouvoir la sauver…

De retour de Nibiru, Spock et Kirk sont convoqués par l’Amiral Pike pour des sanctions disciplinaires. En décidant de sauver son second, le Capitaine a enfreint les règles de Starfleet. Il risque de perdre le commandement de l’Enterprise…

L’homme dont la fille a été miraculeusement sauvée est membre de Starfleet. Il travaille aux archives de la Fédération. En l’échange du vaccin pour son enfant il fait exploser le bâtiment officiel. Un attentat en plein coeur de de Londres. Le symbole de la paix et de l’harmonie matérialisé par Starfleet est attaqué…

Kirk, qui s’est réfugié dans un bar en attendant sa sanction et qui ne sait encore rien des terribles événements, apprend de Pike qu’il a effectivement perdu le commandement de l’Enterprise et que Spock est muté sur un autre vaisseau, l’USS Bradbury. Leur échange s’arrête net : ils sont tous les deux convoqués au centre stratégique de Starfleet…

Ils y apprennent par l’Amiral Marcus (joué par Peter Weller, c’est une des principales nouvelles infos de cette projection !) l’attentat survenu un peu plus tôt. Les premières informations sont discutées et les théories présentées. Mais Kirk pense que cet attentat n’est qu’un leurre. Quelques secondes plus tard, leur salle de réunion est attaquée par un vaisseau commandé par John Harrison (Cumberbatch). Kirk réussit à se faufiler dans le couloir pour contre-attaquer. Il réussit enfin à le repousser. Quelques instants plus tard, il découvre Pike, mortellement blessé semble-t-il…

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Après cette première demi-heure, deux nouvelles scènes ont été présentées :

Scène additionnelle #1 : l’Enterprise en perdition

Dans cette scène située un peu plus tard dans le film, l’Enterprise est sérieusement endommagé. En perdition, sans bouclier ni propulseur, il se dirige droit vers la Terre, happé par le champ de gravité. Spock alors aux commandes demande à son équipage d’abandonner le navire, tandis que Kirk et Scotty tentent de remettre en marche les moteurs afin d’éviter la catastrophe. Pour le Capitaine et l’ingénieur débute une course contre la montre dans les entrailles du vaisseau. Un parcours compliqué par une gravité au sein du vaisseau sur courant alternatif. En une seconde le sol peut devenir le plafond…

Verdict : Une scène rythmée et particulièrement ingénieuse dans sa mise en scène. Et la conclusion de ce morceau de bravoure est impressionnante…

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Scène additionnelle #2 : la poursuite

Spock poursuit le personnage incarné par Benedict Cumberbatch en pleine rue.  Quelques vitres brisées plus tard, les deux ennemis continuent leur jogging sur le toit de véhicules volant…

Verdict : Une poursuite au rythme soutenu, qui lorgne clairement vers le western (qui n’a jamais vu un voleur se faire pourchasser par un shérif sur le toit d’un train ?). Mais là où Abrams trouve (et relève) son petit challenge, c’est de la mettre en scène dans les airs. Et justement cette scène se termine par une chute…

Thomas Destouches

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