Polémique : dis moi quel est ton fauteuil, je te dirai combien tu payes…

Depuis quelques jours, une polémique s’amorce concernant la politique tarifaire de certaines salles Gaumont-Pathé, dites “Pathé +”…

L’information a été rapportée par La Croix et recoupée par des “riverains” du site Rue89, habitués du Pathé Wepler à Paris. Les cinémas Gaumont-Pathé ont lancé depuis la mi-décembre (et la sortie du Hobbit) des salles “Pathé +”, adaptées à la projection en HFR (48i/s), équipées de projecteurs 4K et du système audio Dolby Atmos (55 enceintes, dont 18 au plafond). Jusque-là, pas de problème, et chacun de dire “vive le progrès”. Ce qui fait débat, c’est la mise en place concomitante d’un nouveau système tarifaire conditionnant le prix des billets à l’emplacement des fauteuils dans la salle : les fauteuils rouges habituels occupent les côtés et le fond de la salle (compter un euro de supplément par rapport à une salle “normale”), tandis que trônant au centre, avec quelques centimètres de plus pour les jambes, les meilleures places (fauteuils gris) sont accessibles moyennant un supplément pouvant aller cette fois jusqu’à 3 euros. Les sièges “Premium”, inclinables et plus larges (3 euros de supplément par rapport au prix du billet de base en salle classique), et les “Duos” pour couples façon MK2 (2 euros de plus à débourser) sont ainsi numérotés et peuvent faire l’objet de réservations, comme au théâtre.

 

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Vu la flambée des prix des billets de cinéma ces dernières années (la barrière des 10 euros est un lointain souvenir), et le désormais traditionnel supplément 3D/lunettes, lequel en s’ajoutant à ceux susmentionnés peut faire grimper le prix de la place de cinéma (en mode duo ou premium) au-delà des 15 voire 16 euros, on ne s’étonnera pas que la politique tarifaire des salles “Pathé +” fasse grincer des dents côté spectateurs, d’autant qu’elle s’applique aussi bien aux abonnés qu’aux autres (1 ou 2 euros à acquitter pour accéder aux sièges duos ou premium pour les titulaires de la carte Le Pass). « Le supplément demandé doit en partie couvrir nos frais d’investissements, qui ont été lourds pour une telle salle », explique à La Croix François Ivernel, PDG des Cinémas Gaumont-Pathé. Si le quotidien rappelle au passage qu’une telle politique tarifaire (en fonction du placement des sièges) avait cours dans certaines salles parisiennes type Grand Rex ou Gaumont Palace jusqu’aux années 1970, ou que certains voisins européens ont déjà franchi le pas dans ce domaine, on peut se demander si l’argument suffira à apaiser les mécontents.

 

AG

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