Il faut 350 milliards d’euros pour lutter contre le réchauffement climatique au Sahel

Pluies irrégulières, sécheresses, diminution de la surface des terres exploitables… Les perturbations climatiques ont des conséquences particulièrement graves dans le Sahel où les températures augmentent une fois et demi plus vite que dans le reste du monde. D’ici à 2050, elles devraient encore monter de 3 à 5 degrés dans cette région qui connaît déjà des températures moyennes mensuelles de 35 degrés, selon des estimations du site earthtime.Nous continuons à payer les conséquences d’une situation dont nous sommes loin d’être responsablesMahamadou Issoufou, président du Niger au sommet du Sahel à Niamey, le 24 février 2019Un programme d’urgenceFace à cette situation, les 17 pays du Sahel ont validé un plan d’investissement global de 400 milliards de dollars (350 milliards d’euros), sur une période allant jusqu’en 2030. Mais comme il y a urgence, le plan prévoit un programme prioritaire évalué à 1,3 milliard de dollars pour mettre en place des projets permettant aux populations “de s’adapter aux changements climatiques“.Un climat de violencesLe sommet de Niamey dédié au réchauffement climatique n’a pas détaillé les actions prévues au programme. Mais cette rencontre, première du genre, a mis en évidence l’extrême vulnérabilité du Sahel face aux changements climatiques.Avec la diminution des terres exploitables, les moyens de survie traditionnels ont été totalement bouleversés provoquant une insécurité alimentaire et des violences. Le Sahel abrite plus de 500 millions d’habitants répartis sur 17 pays dont près de la moitié est confrontée à la violence.

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