L’e-cigarette n’induit pas les mutations provoquées par la consommation de tabac

Selon une étude récente, la vapeur dégagée par l’e-cigarette n’induit pas les mutations sur l’ADN couramment observées avec l’exposition à la fumée du tabac dans des études en laboratoire.

Selon une étude récente, contrairement à la fumée du tabac, la vapeur de l'e-cigarette n'induit pas des mutations dans l'ADN.

Sommaire

  1. Un test qui utilise des bactéries
  2. Pour la première fois la totalité de la fumée évaluée
  3. Pour la fumée du tabac, des mutations dépendantes de la dose
  4. Pas de mutation avec la vapeur d’e-cigarette
  5. D’autres recherches sont nécessaires

Un test qui utilise des bactériesCe travail expérimental conduit par des scientifiques de la British American Tobacco a été basé sur une méthode appelée Ames Test. Il s’agit d’une méthode largement employée et qui utilise des bactéries pour savoir si des substances chimiques ou des médicaments provoquent des

mutations dans leur

ADN. En l’occurrence, les chercheurs ont utilisé deux souches de Salmonella Typhimurium (TA98 et TA100) réputées pour être efficaces pour détecter de 90 à 95 % de substances mutagènes potentielles. Ces deux souches ont été largement utilisées pour évaluer la fumée du

tabac mais c’est la première fois qu’elles le sont pour évaluer un éventuel pouvoir mutagène de la vapeur d’une

cigarette électronique ou e-cigarette.Pour la première fois la totalité de la fumée évaluéeClassiquement, ce test évalue de petites fractions de substances contenues dans la fumée du tabac. Mais dans cette expérience, pour la première fois, la totalité de la fumée du tabac et de la vapeur d’une e-cigarette ont été évaluées, ce qui, pour les chercheurs, est plus proche de la vraie vie. Les scientifiques ont utilisé deux méthodes. Dans la première, des filtres ont été imbibés avec de la fumée du tabac. Les filtres contenaient un solvant de façon à obtenir différentes concentrations de fumée. Ils en ont fait de même avec la vapeur d’une e-cigarette de la marque Vypen ePen, considérée au Royaume-Uni comme une e-cigarette de référence. Ensuite, les bactéries ont été exposées à des concentrations croissantes de fumée ou de vapeur d’e-cigarette. Dans la deuxième expérience, les bactéries ont été exposées directement à différentes quantités de fumée du tabac ou à de la vapeur de l’e-cigarette.Pour la fumée du tabac, des mutations dépendantes de la doseLes chercheurs ont observé que l’exposition à la fumée du tabac par les deux méthodes provoquait des mutations dans l’ADN des deux souches bactériennes et que le taux de ces mutations augmentait proportionnellement à l’importance de l’exposition à la fumée du tabac. Pour les bactéries exposées directement à la fumée du tabac, les premières mutations ont été observées au bout de 24 minutes d’exposition.Pas de mutation avec la vapeur d’e-cigaretteEn revanche, l’exposition des bactéries aux extraits de vapeur d’e-cigarette et  l’exposition directe à la vapeur n’ont provoqué aucune mutation, même après trois heures d’exposition continue. Ces résultats ont été similaires dans les bactéries exposées à de l’air pur, utilisées comme contrôles.D’autres recherches sont nécessairesPour les auteurs, ces résultats sont concordants avec des études antérieures mais selon le Dr James Murphy, “cette étude vient renforcer l’évidence croissante sur l’absence de dangerosité de la vapeur d’e-cigarette mais il est préférable de dire aujourd’hui que l’e-cigarette est moins nocive que la fumée du tabac et que des études supplémentaires sont encore nécessaires“.

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