Plus d’un quart des femmes enceintes souhaite accoucher sans péridurale

En France, 26 % des femmes qui attendent un enfant veulent initialement accoucher sans péridurale, selon un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Parmi elles, 52 % en bénéficient finalement lors de l’accouchement.

Des chercheurs de l'Inserm révèlent que les femmes enceintes qui ne souhaitent pas de péridurale avant l'accouchement ont plus souvent moins de 25 ans, déjà des enfants, un faible niveau d'études et sont de nationalité étrangère.

Sommaire

  1. Les chercheurs ont analysé les données de 14 600 femmes qui ont accouché la même semaine
  2. Les femmes qui refusent dans un premier temps la péridurale sont jeunes
  3. Un choix lié à l’organisation des soins dans les maternités
  4. Des femmes un peu trop guidées dans leur choix ?

Vouloir donner naissance à son enfant sans

péridurale (anesthésie loco-régionale qui permet de réduire les douleurs liées au contractions) est un choix qui ne semble pas toujours se réaliser le jour de l’accouchement. En effet, plus de la moitié des femmes qui déclarent pendant leur grossesse ne pas vouloir de cette analgésie en bénéficient finalement.Les chercheurs ont analysé les données de 14 600 femmes qui ont accouché la même semainePour parvenir à ce constat, des chercheurs de l’Inserm se sont appuyés sur l’

Enquête nationale périnatale 2010 qui regroupe les données de 14 600 femmes qui ont accouché dans les maternités françaises la même semaine. Les auteurs du rapport ont exclu de leur étude les femmes ayant accouché par

césarienne et celles chez qui la péridurale paraissait “incontournable“ (à cause d’un risque de césarienne ou de déclenchement de contractions très douloureuses).Les femmes qui refusent dans un premier temps la péridurale sont jeunesLes analyses des données ont permis d’établir un profil type des femmes ne souhaitant pas de péridurale avant l’accouchement : celles-ci sont souvent jeunes (moins de 25 ans), ont déjà eu des enfants, ont un faible niveau d’études et sont de nationalité étrangère.Les chercheurs ont voulu savoir pourquoi ces femmes changeaient d’avis au moment d’accoucher. Et leurs résultats révèlent que la décision d’avoir recours à la péridurale est liée à plusieurs facteurs qui n’ont rien à voir avec leur âge, leur niveau d’études et leur nationalité.Un choix lié à l’organisation des soins dans les maternitésCette situation concerne généralement des femmes qui accouchent pour la première fois et qui n’ont donc jamais expérimenté les douleurs provoquées par un accouchement. Le rapport de l’Inserm rapporte également que la surcharge de travail des sages-femmes et la présence permanente d’un anesthésiste dans la maternité sont des facteurs qui influent sur le recours à la péridurale. Enfin, les femmes ayant reçu de l’

ocytocine en cours de travail (pour faciliter l’accouchement) opteraient finalement pour la péridurale.“Certaines femmes disent peut-être non au cours de leur grossesse tout en sachant qu’elles pourront y avoir accès par la suite, si elles en ressentent le besoin. Par ailleurs, la péridurale est disponible dans tous les services et fait partie de la prise en charge habituelle de la douleur proposée aux femmes. Cela les incite donc probablement à l’accepter a priori. En outre, le nombre de sages-femmes est limité en salle de travail et la pose d’une péridurale peut être un moyen de faire face à la surcharge de travail au moment de certaines gardes“, précise la chercheuse Béatrice Blondel, responsable de ces travaux dans l’Equipe d’épidémiologie périnatale, obstétricale et pédiatrique (EPOPé). Des femmes un peu trop guidées dans leur choix ?Si les femmes enceintes ont le choix d’avoir recours à la péridurale ou non lors de l’accouchement, Béatrice Bondel indique que les facteurs cités précédemment laissent “peu de choix à l’expression de la préférence de certaines femmes pour des formes moins médicalisées de l’accouchement“. Et d’ajouter que la péridurale est “une bonne chose“ car elle réduit de manière efficace les douleurs et permet d’éviter les risques associés à l’anesthésie générale en cas de complication du travail.Le

décret récent autorisant l’expérimentation des maisons de naissance en France réduira peut-être les recours à la péridurale qui a tout de même concerné 77 % des femmes ayant accouché par voie basse en 2010.Click Here: cheap INTERNATIONAL jersey

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