Mieux faire connaître la greffe de rein à partir d’un donneur vivant

La greffe de rein à partir de donneur vivant reste insuffisamment pratiquée en France. Trop peu proposée par certaines équipes et parfois ignorée des patients ou de leurs proches, elle est pourtant le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale. L’Agence de Biomédecine lance la campagne “un don en moi, pour la greffe rénale à partir de donneur vivant“ pour le rappeler.

La greffe de rein est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale.

Depuis le 12 octobre, l’Agence de la biomédecine lance une campagne pour mieux faire connaitre la greffe de rein à partir de donneur vivant et ses excellents résultats, auprès des professionnels de santé, des patients, de leur entourage et du grand public. Une initiative demandée par les associations lors des Etats Généraux du rein en juin dernier.

Insuffisance rénale terminale : la greffe est le meilleur traitementEn 2012, l’activité de greffe rénale a passé le cap des 3 000 greffes annuelles. La progression de la greffe rénale en 2012 s’explique essentiellement par l’augmentation du nombre de greffes à partir de donneurs vivants : en 2012, 12 % des greffes rénales, ont été réalisées à partir de donneurs vivants contre 8 % en 2008. Malgré cette tendance, de nombreux malades restent en attente : en 2012, 13 333 malades étaient inscrits sur la liste nationale d’attente pour une greffe de rein.Pour y remédier, le plan greffe entend développer en parallèle la greffe à partir de donneur vivant et la greffe à partir de donneur décédé. Mais le don du vivant de rein est encore trop peu connu du grand public et des patients eux-mêmes. C’est aussi une démarche complexe qui nécessite une réflexion de la part du patient et de son entourage.En juin 2012, la Haute Autorité de Santé rappelait ainsi qu’“une information précoce et complète des patients ainsi que de leur entourage est un préalable indispensable au développement de la greffe à partir de donneur vivant. Or l’accès à cette information semblait insuffisant en France“. En effet, informer le plus tôt possible permet au donneur potentiel et au receveur de mûrir progressivement leur décision. Pour améliorer cette situation, une campagne est lancée par l’Agence de Biomédecine depuis le 12 octobre 2013.Une campagne d’information pour le grand public et les professionnels de santéPousser au dialogue et provoquer la prise de conscience de chacun, tels sont les objectifs principaux de la campagne “UN DON EN MOI, pour la greffe rénale à partir de donneur vivant“. La campagne d’information a débuté le 12 octobre, à l’occasion de la journée européenne du don, et s’adresse au grand public, aux patients, à leur entourage et aux professionnels de santé.

Elle implique une campagne radio grand public avec 5 chroniques pédagogiques sur les bénéfices de la greffe, les donneurs potentiels, les risques… ; une diffusion audio et vidéo dans le cadre du programme d’information “Place à la santé”, à partir du 28 octobre, sur une centaine de médias locaux radios et TV, un documentaire télévisé de 52 minutes suivi de 60 minutes de débats et d’échanges, une information pédagogique à destination des patients et de l’entourage diffusée par l’intermédiaire des services de néphrologie, des centres de dialyse et des associations (notamment des brochures à destination des patients, de l’entourage et des affiches proposant un quiz accessible par flash code) et une information à destination des professionnels. La campagne est actuellement relayé sur le web via le site

www.dondorganes.fr et le Facebook “

Don d’organes, je le dis“David BêmeSource : Communiqué de l’Agencede Biomédecine – octobre 2013

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