Le lipomodelage sans risque après un cancer du sein ?

La technique du lipofilling, ou lipomodelage, qui consiste à prélever de la graisse sur une partie du corps et à l’utiliser pour reconstruire un sein, n’augmente pas le risque de récidive chez les femmes opérées d’un cancer du sein qui optent pour une reconstruction mammaire, selon une étude italienne publiée dans la revue Annals of Oncology. Lipomodelage : les spécialistes recommandent la prudence

Le

lipomodelage est le premier procédé d’augmentation mammaire sans corps étranger. Cette technique permet de corriger les problèmes d’asymétrie rencontrés avec les

prothèses en silicone. Elle n’est pas nouvelle (elle existe depuis une trentaine d’années), pour autant elle n’est pas très répandue en France, en raison du manque de recul quant à ses risques potentiels. En effet, des travaux in vitro ont montré que le tissu graisseux produit des facteurs de croissance susceptibles de stimuler la multiplication des cellules cancéreuses, invitant à la plus grande prudence. Lipomodelage et récidive de cancer du sein : des résultats rassurantsPar précaution, “la Société française de chirurgie plastique a mis en garde contre le risque de cancer du sein. Les cellules souches véhiculées pourraient augmenter les risques de cancer et il est pour l’heure très difficile de dire qu’il n’existe aucune corrélation entre le cancer du sein et ces injections“,

précisait à Doctissimo le chirurgien plasticien Olivier Gerbault. L’étude publiée par l’équipe du Pr Jean-Yves Petit, de l’Institut européen d’oncologie à Milan, a porté sur 321 femmes ayant subi une mammectomie entre 1997 et 2008 et pour lesquelles la

reconstruction mammaire avait utilisé le lipomodelage. Elles ont été comparées à un même nombre de femmes qui avaient également été opérées d’un cancer du sein mais dont la reconstruction mammaire avait fait appel à une autre technique que le lipomodelage. Les chercheurs ont suivi les femmes pendant près de 5 ans (56 mois exactement) après l’intervention sur leur cancer, et un peu plus de deux ans (26 mois) après la chirurgie de reconstruction. Parmi les femmes du groupe lipomodelage, 8 ont eu une récidive, contre 19 femmes du groupe contrôle, une différence non significative d’un point de vue statistique. En revanche, chez les femmes qui souffraient d’un cancer in situ, trois cas de récidive ont été rapportés dans le groupe lipomodelage, contre aucun dans le groupe contrôle. Cette différence significative sur le plan statistique peut refléter des biais dans l’étude, nuance son auteur, qui met en avant le petit nombre de patientes recrutées et la faible durée du suivi. Selon lui, ces résultats suggèrent l’innocuité de la procédure. “À ce jour, seules quelques études ont porté sur les récidives de cancer après lipomodelage, et c’est la seule étude cas-contrôle à porter sur cette question et la première à montrer l’innocuité de la technique. L’ensemble de nos résultats ne montrent pas de différences en matière de récidives entre les femmes du groupe lipomodelage et celles du groupe contrôle. Néanmoins, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Nous incitons ardemment d’autres équipes travaillant sur le sujet à rendre publics leurs résultats“, a commenté le Pr Petit. Amélie PelletierSourceLocoregional recurrence risk after lipofilling in breast cancer patients, J.Y.Petit et al. – Annals of Oncology (

publication en ligne le 24 mai 2011)Click Here: Aston Villa Soccer Jerseys

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