Pollution automobile : les bébés en poussette en première ligne !

Sans grande surprise, l’air que respirent les bébés dans les poussettes est extrêmement pollué. On s’en doutait, mais aucune étude n’avait finalement objectivé cette crainte que ressentent tous les parents lorsqu’ils promènent leurs jeunes enfants en poussette. C’est désormais chose faite.

“De nombreuses études scientifiques ont montré que les enfants étant exposés aux

pollutions automobiles, et notamment aux microparticules, développaient plus facilement

asthme,

infections ORL et

allergies respiratoires. Or, en poussette, nos enfants sont aux premières loges pour inhaler les pots d’échappement des véhicules“, souligne le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l’Association Santé Environnement France (ASEF). Forte de ce constat, l’ASEF, qui compte près de 2 500 médecins français, a mené une expérience pour mesurer, à un temps t, le niveau de pollution de l’air respiré par les bébés lors de trajets quotidiens en poussettes. Pour ce faire, les membres de l’association ont équipé deux poussettes de capteurs de microparticules PM 2,5, émises principalement par les véhicules roulant au diesel. Puis ils leur ont fait parcourir le trajet-type de parents déposant leurs enfants à l’école et au collège le matin, puis les récupérant le soir, dans deux quartiers différents d’Aix-en-Provence. Résultats : sur les deux parcours, quel que soit le moment de la journée, les taux n’ont quasiment jamais été inférieurs aux seuils définis par l’Organisation mondiale de la Santé (10 µg/m³), du Grenelle de l’Environnement (15 µg/m³) ou de l’Union européenne (20 µg/m³), indiquent les auteurs de l’étude. Ils étaient, selon les endroits, entre 2 et 6 fois supérieurs aux objectifs de qualité de l’Oms, ajoutent-ils. Pour ces derniers, ces résultats viennent corroborer ceux de l’étude Aphekom¹, rendue publique le mois dernier par l’Institut de veille sanitaire (InVS), selon lesquels les

microparticules de l’air altèrent notre santé. “Tous les médecins savent depuis longtemps que les microparticules sont à l’origine de nombreuses pathologies et ce qu’il faut faire pour éviter cela ! Mais comme d’habitude, on ne nous consulte que pour guérir, jamais pour prévenir. La santé n’est pas prise en compte dans nos politiques publiques“, s’emporte le Dr Halimi. Une autre étude, ISAAC², menée en 2007, a de son côté montré que les enfants résidant dans des zones de forte pollution souffraient trois fois plus que les autres d’eczéma, 1,5 fois plus d’asthme et presque 2 fois plus d’asthme à l’effort. Les auteurs avaient en outre relevé que les effets nocifs des microparticules survenaient à des valeurs voisines des seuils déterminés par l’OMS. Pour le Dr Pierre Souvet, président de l’ASEF, ces études doivent mener nos politiques à revoir leur copie en matière de plans d’urbanisme. “Il existe des solutions urbanistiques pour limiter la pollution de l’air comme l’accroissement des parcs mais surtout la mise en place de transports en commun efficaces“. À bon entendeur…Amélie PelletierSourcesBébé ou conduire, il va falloir choisir ! – Dossier de presse de l’

Association Santé Environnement France (ASEF), mars 2011.1. Rapport du projet Aphekom (

téléchargeable en ligne, en anglais et synthèse, en français, sur le

site de l’InVS)2. Etude ISAAC, la pollution atmosphérique favorise significativement l’asthme et les allergies chez l’enfant, 2007 (accessible sur le

site de l’ASEF)Click Here: West Coast Eagles Guernsey

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