Marina Foïs raconte son adolescence : “j’ai été élevée par des pédés”

Elle est sans doute le plus bel atout de la communauté LGBT+. Entre deux rôles Irréprochables, du Grand Bain à Polisse, Marina Foïs n’hésite jamais à partager son Intime conviction. C’est d’ailleurs ce qu’elle raconte dans les colonnes du magazine Grazia. “Moi, j’ai été élevée par des pédés, se souvient-elle. Je suis partie de chez moi à 16 ans, j’ai vécu dans une maison communautaire peuplée de gouines et de pédés… Ça fait partie de mon histoire. Je suis née en 1970, j’ai vécu les années sida, j’ai lu Guibert à 20 ans, j’ai joué Copi : pour moi, cette culture n’est pas un sujet. Elle m’est familière, c’est quasi la mienne.”

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Au moindre sursaut d’homophobie, Marina Foïs brandit l’étendard de son indignation. En novembre 2018, elle avait notamment épinglé Philippe Lacheau et Tarek Boudali pour l’humour polémique qu’ils diffusaient dans Épouse-moi mon pote – “Un film qui véhicule des clichés éculés sur des homos et un Marais qui n’existent plus“. Elle s’était également battue contre la charte Instagram, qui avait supprimé l’une de ses publications montrant deux hommes parce que celle-ci avait été “signalée” par ses followers. Quant à ses propres éléments de langage, elle les explique en toute simplicité : “Si je ne suis pas toujours sûre de mon discours à voix haute, je le suis à l’intérieur. Par exemple : quand je dis ‘pédé’, ça choque, il faudrait dire ‘gay’. Mais les pédés de mon époque s’appelaient eux-mêmes comme ça. Je m’en fous, c’est une question de forme, pas de fond.

D’où je m’autorise à avoir un avis ?

Marina Foïs est actuellement à l’affiche de la série Les Sauvages, de Sabri Louatah et Rebecca Zlotowski, diffusée sur Canal+. Si elle défend farouchement ses opinions, la maman de 49 ans précise toutefois qu’elle n’en fait pas une passion. “D’abord, je ne m’exprime pas tant que ça sur les réseaux car ce sont des raccourcis de pensée, poursuit-elle. Et puis, je n’aime pas faire la guerre à qui que ce soit. Certains ont très peur d’être bousculés par la sexualité de quelqu’un d’autre ? Mais d’où ? Une femme entièrement voilée, qu’est-ce que ça peut me faire ? D’où je m’autorise à avoir un avis ?” Une chance qu’à chaque fois qu’elle le fait, elle tape dans le mille…

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Marina Foïs dans le magazine Grazia, numéro 508 du 27 septembre 2019.

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